23.09.2008

Prospérer, c’est se donner les moyens de s’adapter

Les lois de survie des espèces nous démontrent que la capacité à prospérer sur la durée est basée sur la faculté d’adaptation aux changements qui peuvent survenir. Au lieu débattre de quoi demain sera fait, la Constituante doit donner à Genève cette faculté d’adaptation à un futur que nous ne pouvons de toutes les manières pas deviner.  

 

 

Concrètement, pouvoir s’adapter signifie donner à notre canton des institutions simples et transparentes qui permettent aux élus et à l’administration qui nous servent de prendre des décisions et de les réaliser de manière efficace et rapide, tout en assurant la sanction politique du souverain par les urnes. Les mots clés sont simplifier, décloisonner, faire tomber les barrières. Le piège à éviter à tout prix: entrer dans des débats stériles opposant les intérêts des uns aux autres.

 

 

Prenons l’exemple du logement. Le nombre imposant de listes s’inspirant de problématiques immobilières nous laissent craindre un débat stérile sur les différents droits au logement ou à la construction que les uns et les autres défendent. Cela serait un dédoublement du débat qui a déjà lieu devant toutes les instances politiques et administratives en place. Le débat de la Constituante ne doit pas entrer dans ces polémiques, mais donner aux genevois les moyens de gérer ce type de situations à long terme.

 

 

En regardant le fond du problème, il y a aujourd’hui à Genève une demi-douzaine d’administrations cantonales et communales chargées de planifier l’urbanisme d’un territoire de 257km2 ! Difficile de trouver une véritable responsabilité politique entre canton, ville de Genève et autres communes, et encore mois une unité d’action administrative capable d’agir avec efficacité et transparence.  Comme ce constat est facile à faire, le débat porte souvent sur les moyens à mettre en œuvre pour rationaliser par la fusion ou l’incitation à la fusion de communes. Mais il y a confusion entre les symptômes et la cause du problème. Ce n’est pas parce qu’il y a des communes qu’il y a atomisation du problème, c’est parce que nos institutions ne définissent pas d’unité politique et administrative sur ce sujet, pourtant clé pour notre avenir. Pas besoin de toucher au nombre de communes pour résoudre ce problème purement institutionnel. 

 

 

Les communes sont la composante clé de notre système de démocratie directe qui permet au citoyen d’avoir une prise immédiate sur ses élus. Les communes doivent avoir des moyens forts de participation au processus de décision démocratique en matière d’aménagement du territoire. Mais une fois les objectifs définis, le meilleur moyen de les réaliser est d’avoir une seule administration chargée de les mettre en œuvre, sous une direction politique issue d’un processus démocratique clair, et responsable devant les urnes. C’est alors que les le Souverain pourra faire un choix sur les orientations nécessaires à adapter notre canton à l’évolution de son environnement, et les voir appliquées par ses élus et son administration de manière transparente et efficace.

 

 

Les principes de notre démocratie participative reposent sur la vie communale. Mais maintenir les communes et renforcer leur poids politique ne doit pas empêcher le regroupement des compétences, des processus de décision et des responsabilités administratives, pour que Genève ait la capacité de changement et la faculté d’adaptation que l’avenir ne manquera pas d’exiger de nous.  La Constituante nous offre une opportunité d’augmenter nos chances de voir notre canton et sa région prospérer à long terme. Saisissons cette opportunité pour nous enfants!

 

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