03.02.2009

La Sottise n’est pas soluble

La nature est bien faite. La plus part des poisons que l’on y trouve ne sont pas solubles, ce qui est heureux. Un simple exemple l’illustre : la majorité des métaux lourds sont extrêmement toxiques et assez communs. Si ceux-ci étaient solubles, ils se dissoudraient dans nos cours d’eau, dans l’eau que nous buvons, puis dans notre sang, ayant des effets désastreux pour nos organes.

Comme la nature est bien faite, la sottise n’est pas soluble non plus. L’énorme majorité des gens identifient immédiatement une sottise comme telle, et ne lui portent aucun crédit. Cela empêche la sottise de se propager à large échelle, et limite naturellement ses effets toxiques. La démocratie ne fonctionne que parce que la sottise, en l’état pur, n’est pas soluble. 

Mais l’homme arrive à rendre soluble ce qui ne l’est pas au départ.

Il arrive en médecine que nous ayons besoin de faire appel à la toxicité d’un métal lourd à des fins thérapeutiques. C’est le cas du platine que nous utilisons dans les chimiothérapies pour tuer des cellules cancéreuses. Pour ce faire, nous attachons aux atomes de ce métal d’autres atomes qui eux sont hautement solubles, comme par exemple le chlore de notre bon vieux sel de cuisine. Les sels « tirent » leur cargo toxique jusqu’à leur cible. Mais cela se fait heureusement dans des circonstances exceptionnelles et très strictement contrôlées.

Il arrive qu’en politique aussi certains arrivent à rendre d’énormes sottises parfaitement solubles. En les attachant à ces sels que sont les lieux communs ou nos peurs, d’aucuns arrivent à propager certaines sottises qui pourtant devraient précipiter d’elles mêmes. Par exemple, tout le monde est capable de reconnaître qu’il est sot de prétendre que 22 millions de Roumains soient des analphabètes délinquants et des profiteurs prêts à déferler sur une Suisse sans défense. Comme il est sot de nier que la libre circulation ait eu des effets extrêmement positifs sur notre économie.

Pourtant, ajoutez une pincée de peur de perdre son emploi, une dose d’insécurité, saupoudrez quelques exemples hors sujet, et certains funestes arrivent à créer un doute toxique dans l’esprit de beaucoup de nos concitoyens. Les peurs qu'ils utilisent pour solubiliser leurs sottises sont bien réelles, même si elles sont utilisées hors sujet. Mais ceux qui font appel à ces peurs ne le font pas pour trouver un remède à ces problèmes. Ils les utilisent comme véhicule pour arriver à leurs objectifs, quitte à nous intoxiquer.

Refusons l’intox, votons OUI le 8 février !

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Commentaires

Bonjour !
Vous avez parfaitement raison.
Dans un autre cas - celui de "la fumée passive" et des effets mortels qu'elle est censée avoir sur une majorité majoritairement majoritaire de la population - de bons docteurs* ont réussi, à coups de millions, à faire avaler ce mythe à la population suisse en général et genevoise en particulier.
Pour cela il a suffi de mélanger mensonges, menaces et médisances.
Ils en vivent grassement !

* ce bon docteur Rielle et le Dr Thomas Zeltner. L'excellentissime Dr Hubert S. Varonier compte pour beurre: il est bénévole et se contente de son magnifique titre de "Président d'Honneur" du Cipret-Genève. Donc lui ne coûte rien ou pas grand-chose.

:o)

Ecrit par : Blondesen | 04.02.2009

L'intox n'est pas soluble ? Pourtant toutes reflections oblectives qui pourrait un tant soit peu donner des raisons au NON est automatiquement dissoute par les ouioui dans des notions de xenophobies et de peur irrationelles.

Impossible aujourd'hui si on est verts ou PS d'ouvertement evoquer des points sensibles sans se faire lyncher par la populace "mais t'es UDC ou raciste..."

Ca vous arrange bien de mettre en avant la ridicule peur du Roumain (qui est effectivement infondée) pour ne pas avoir a reflechire sur les vrais implications des bilaterales dans leurs ensembles.

CE

Ecrit par : Eastwood | 04.02.2009

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